Un ressortissant français emprisonné en Iran depuis 2020 entame une grève de la faim | Nouvelles de la prison

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Benjamin Brière, 36 ans, est détenu pour espionnage et propagande présumés contre l’Iran – des accusations qu’il rejette comme fabriquées.

Un Français emprisonné en Iran pendant plus de 18 mois pour des accusations d’espionnage qu’il rejette comme fabriquées a entamé une grève de la faim pour protester contre son maintien en détention, selon son avocat et sa famille.

Benjamin Brière, 36 ans, a été arrêté en mai de l’année dernière après avoir piloté un hélicam – un mini hélicoptère télécommandé – dans le désert près de la frontière turkmène-iranienne, et accusé d’espionnage et de propagande contre l’Iran.

Sa famille le décrit comme un touriste innocent qui a entrepris en 2018 un road trip dans son camping-car qui a commencé en Scandinavie avant de se diriger par voie terrestre vers l’Iran.

« Le sentiment d’abandon – et de détresse – a conduit Benjamin Brière à entamer une grève de la faim afin d’alerter les autorités iraniennes et françaises sur l’absurdité de sa détention », ont déclaré sa sœur Blandine Brière et l’avocat Philippe Valent dans un communiqué envoyé par courrier électronique cité par l’agence de presse Reuters lundi.

Les autorités françaises restent en contact étroit avec Brière, lui ont rendu visite le 21 décembre et l’ont contacté lundi, a rapporté un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

L’avocat iranien de Brière a déclaré en mai que les procureurs avaient confirmé qu’il serait jugé pour espionnage ainsi que pour « propagande contre le système ».

Une condamnation pour espionnage est passible de la peine de mort en Iran.

Détention « complètement illégale »

Blandine Brière, la sœur de Benjamin, a déclaré à l’agence de presse AFP que son frère était « pris en otage sans raison ».

« C’est totalement illégal et nous n’en savons rien », a-t-elle déclaré, avant d’appeler le ministère français des Affaires étrangères à donner suite à cette affaire.

Brière est l’un des plus d’une douzaine de ressortissants occidentaux détenus en Iran que les militants et les groupes de défense des droits décrivent comme des otages innocents de tout crime, et détenus à la demande des puissants gardiens de la révolution pour obtenir des concessions de l’Occident, bien que l’Iran ait insisté sur le fait qu’ils sont détenus conformément à la loi iranienne.

Téhéran s’est montré dans le passé prêt à libérer des ressortissants occidentaux en échange de la liberté des Iraniens détenus à l’étranger.

Brière est le seul détenu occidental de ce type détenu en Iran qui ne possède pas également un passeport iranien.

L’Iran détient également l’universitaire franco-iranienne Fariba Adelkhah, arrêtée en 2019 et condamnée en mai 2020 à cinq ans de prison pour des motifs de sécurité nationale. En octobre, elle a été placée en résidence surveillée.

Son collègue universitaire français Roland Marchal, qui était détenu avec elle, a été libéré en mars 2020 après que la France a libéré l’ingénieur iranien Jallal Rohollahnejad, qui risquait d’être extradé vers les États-Unis pour avoir violé les sanctions imposées à l’Iran par Washington.



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