Un nombre élevé de postes vacants au Canada a persisté en août dernier – Philippine Canadian Inquirer


Statistique Canada estime qu’il y avait 871 600 postes vacants au Canada, le nombre le plus élevé de l’année, et un bond par rapport au mois précédent où 805 500 postes vacants avaient été signalés. (photo Pexels)

La plupart des postes vacants au Canada étaient dans les services alimentaires, mais le secteur de la technologie a atteint un record de 61 100 postes.

Les postes vacants au Canada sont restés supérieurs aux niveaux d’avant COVID en août dernier, en particulier dans des secteurs comme les services alimentaires, les soins de santé et la technologie.

Statistique Canada estime qu’il y avait 871 600 postes vacants au Canada, le nombre le plus élevé de l’année, et un bond par rapport au mois précédent où 805 500 postes vacants avaient été signalés.

« Si le nombre élevé de postes vacants peut être un indicateur de la croissance de l’emploi, ils peuvent également être le signe d’un taux de roulement élevé, de pénuries de main-d’œuvre ou d’inadéquations entre les caractéristiques des postes vacants et celles des travailleurs disponibles », indique le rapport.

Les postes vacants dans les services professionnels, scientifiques et techniques ont atteint un sommet record de 61 100 en août. C’est 66% de plus que le nombre de postes vacants au troisième trimestre de 2019. La croissance de l’emploi s’est poursuivie dans ce secteur car il était l’un des moins touchés par les mesures de santé publique.

Le secteur de l’hébergement et de la restauration, quant à lui, peine encore à se redresser. Les postes vacants ont atteint un niveau record. Les employeurs de ce secteur recrutaient activement pour 156 800 emplois en août. Alors que les restrictions de santé publique se sont assouplies et que les restaurants ont pu ouvrir, les employeurs ont eu du mal à rappeler le personnel ou à embaucher de nouveaux travailleurs. Selon le Enquête canadienne sur la conjoncture des affaires, environ 42 % des entreprises ont déclaré qu’elles avaient au moins un poste vacant plus élevé en août qu’avant la pandémie.

Les soins de santé et l’assistance sociale comptaient près de deux fois plus de postes vacants en août qu’au troisième trimestre de 2019. Il y avait environ 121 300 postes vacants dans le secteur, comparativement à 66 100 au troisième trimestre de 2019.

Avant la pandémie, l’emploi dans le secteur de la santé et de l’assistance sociale avait suivi une tendance à la hausse, en lien avec le vieillissement de la population. Après la fermeture initiale en mars 2020, l’emploi dans le secteur a atteint un creux en mai et a repris une tendance à la hausse pour dépasser les niveaux d’avant COVID en février 2021.

Les postes vacants pour les infirmières autorisées et les infirmières psychiatriques autorisées ont augmenté le plus au deuxième trimestre de 2021 par rapport à 2019. Près de la moitié des postes vacants pour ce groupe professionnel étaient ouverts pendant 90 jours ou plus.

Les pénuries de main-d’œuvre n’ont rien de nouveau pour le Canada. Depuis avant la pandémie, le Canada fait face à une population vieillissante et à un faible taux de natalité.

« Malheureusement, en raison de notre population vieillissante, les pénuries de main-d’œuvre sont là pour durer », déclare Pierre Cléroux, économiste en chef de la Banque de développement du Canada dans un communiqué. étude sur le marché du travail au Canada.

Le rapport propose quatre raisons pour lesquelles la croissance de la population active ralentit. Les baby-boomers quittent le marché du travail plus rapidement que les nouveaux travailleurs ne peuvent les remplacer. Les retraites devraient rester élevées jusqu’en 2026 au moins. Les jeunes mettent beaucoup plus de temps à terminer leurs études et à commencer leur carrière. Et bien que l’immigration contribue à compenser le nombre de personnes quittant la population active, elle ne suffit pas à maintenir la croissance de la population active.

Le rapport indique que le Canada pourrait ajouter près de deux millions de travailleurs à la population active s’il intégrait mieux les jeunes, les immigrants et offrait des incitations aux travailleurs âgés à rester, comme une plus grande flexibilité en milieu de travail et des options de retraite progressive.



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