Un groupe français étudie les bactéries dans les usines agroalimentaires


Une unité a été créée en France pour approfondir la connaissance de certains pathogènes des plantes alimentaires.

Le groupe Actia Fastypers a été créé par le Ministère de l’Agriculture. D’une durée de cinq ans, il associe l’Anses, l’Institut national de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement (Inrae), le spécialiste laitier Actalia et l’Institut français du porc et du porc (IFIP).

Deux services de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) sont impliqués, l’un ayant une expertise sur Salmonella et Listeria et l’autre ayant des connaissances sur les antibiotiques, les biocides, les résidus et la résistance.

L’accent est initialement prévu sur Listeria et Salmonella dans les secteurs porcin et laitier. La présence de Listeria et de Salmonella dans les sites de transformation des aliments pose plusieurs problèmes car elles peuvent survivre longtemps dans l’environnement et certaines souches peuvent être résistantes au traitement avec des désinfectants.

Les partenaires tenteront de comprendre comment ces bactéries parviennent à s’adapter et à persister dans l’environnement et dans les plantes alimentaires, et développeront également des outils pour caractériser et détecter les souches bactériennes persistantes.

La première unité de l’Anses apportera son expertise dans la caractérisation génomique des souches pour identifier les types associés aux caractéristiques étudiées telles que la persistance dans l’environnement et la virulence. Le second étudiera l’adaptation et la résistance des bactéries aux produits de nettoyage biocides utilisés.

L’objectif est de développer des outils utilisables en routine par les producteurs et industriels agroalimentaires pour identifier les souches de bactéries présentes à différentes étapes de la chaîne d’approvisionnement. Les résultats de ces analyses peuvent aider les producteurs à prendre des décisions pour adapter le processus de nettoyage et de désinfection aux caractéristiques des souches bactériennes susceptibles d’être trouvées.

Diminution des déclarations d’hépatite A
Parallèlement, les données publiées par Santé publique France ont révélé une baisse de l’hépatite A en 2020.

L’hépatite A se transmet lorsqu’une personne ingère le virus par contact étroit avec une personne infectée ou en mangeant des aliments ou des boissons contaminés. Même des quantités microscopiques d’aliments ou de boissons contaminés peuvent provoquer une infection par le virus du foie.

Le nombre de signalements est tombé à 411 en 2020, contre 1 277 en 2019. Les responsables ont déclaré que la baisse était probablement due à la diminution des voyages internationaux et aux mesures introduites liées au COVID-19 qui restreignaient la circulation du virus de l’hépatite A, comme une meilleure hygiène des mains et la fermeture. de restaurants et d’écoles.

Les principaux facteurs de risque dans les deux à six semaines précédant l’apparition des symptômes étaient la consommation de fruits de mer pour 28 % des cas ; un voyage hors de France pour 21 % des cas ; et vivant à la maison avec un enfant de moins de 3 ans dans 20 % des cas.

Comme les années précédentes, un ictère a été signalé pour la majorité des patients et près de la moitié d’entre eux ont été hospitalisés.

Les taux de signalement étaient en grande partie les mêmes pour les femmes et les hommes. L’âge moyen des cas était de 35 ans, mais variait de 2 à 95 ans. Le groupe d’âge dans lequel l’incidence était la plus élevée était celui des 6 à 15 ans, ce qui reflète les résultats des années précédentes.

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