Mise à jour opérationnelle du HCR pour les Amériques, février 2022 – Brésil


Faits saillants de la situation

Une nouvelle loi au Chili a établi une procédure pour « rediriger » vers la frontière les réfugiés et les migrants qui entrent dans le pays par des passages irréguliers. Cette nouvelle mesure entre en vigueur dans un contexte de tensions sociales accrues le long de la frontière nord du Chili avec la Bolivie et le Pérou et alors que la police et l’armée renforcent leur présence dans la région.

Les mouvements mixtes dans la région restent imprévisibles. Les Vénézuéliens continuent de constituer la majorité de ceux qui arrivent au Panama par le Darien Gap, bien que des Cubains, des Haïtiens et des Sénégalais continuent également d’arriver.

Au Mexique, les demandes d’asile de ressortissants vénézuéliens ont dépassé celles reçues de citoyens haïtiens et honduriens au cours de la première semaine de février.

Les itinéraires sont devenus plus complexes car les restrictions de voyage et de santé liées au COVID-19 limitent les points d’entrée officiels. L’arrivée des pluies saisonnières et des tempêtes dans les hautes terres d’Amérique du Sud a encore compliqué les choses. À Colchane, au Chili, de nombreux réfugiés et migrants – y compris des enfants – n’ont pas de vêtements adaptés au froid et à la pluie.

En l’absence de voies sûres suffisantes, beaucoup sont contraints de recourir à des traversées maritimes risquées. Un bébé est mort et la mère a été blessée lors d’une interception en mer au large de la côte sud-est de l’île de Trinidad. Le navire, qui transportait des Vénézuéliens, a été intercepté par les garde-côtes de Trinité-et-Tobago à son entrée sur le territoire maritime de la nation insulaire.

De fortes inondations au Brésil et en Équateur ont tué des dizaines de personnes et forcé de nombreuses autres à quitter leurs maisons. Les inondations en Haïti ont également forcé quelque 2 500 familles à chercher un abri temporaire, de la nourriture, des kits d’hygiène et de l’eau potable.

Pour mieux comprendre les effets de la pandémie de COVID-19 sur les réfugiés et migrants vénézuéliens, une étude a été menée au Pérou, en Équateur, au Brésil, en Colombie, en Argentine, en République dominicaine, à Curaçao, à Trinité-et-Tobago et en Guyane. Cette étude a montré comment le confinement, l’isolement social et les expulsions forcées ont particulièrement affecté les enfants et les adolescents, les travailleuses du sexe et les populations autochtones.

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