Macron en tournée dans quatre pays d’Afrique pour rétablir les relations

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Le président français Emmanuel Macron a entamé mercredi une tournée en Afrique centrale dans le cadre d’une campagne diplomatique visant à tester une nouvelle « relation responsable » avec le continent alors que le sentiment anti-français est fort dans certaines anciennes colonies.

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Il a atterri mercredi à Libreville, la capitale du Gabon, et se rendra ensuite en Angola, au Congo-Brazzaville et dans la République démocratique du Congo voisine.

Le voyage de Macron intervient alors que l’inquiétude grandit à Paris face à l’influence croissante de la Russie dans les pays d’Afrique francophone, rejoignant ainsi la Chine, présente dans la région depuis quelques années.

Le Burkina Faso, selon une correspondance officielle consultée mercredi par l’AFP, a déclaré à la France qu’il renonçait à un accord de 1961 qui constituait une base légale pour l’aide militaire française.

Dans un discours sur la politique africaine de la France lundi, Macron a appelé à une « relation mutuelle et responsable » avec le continent de plus de 50 pays, y compris sur les questions climatiques.

Il a réitéré son engagement à rompre avec les anciennes politiques postcoloniales.

« Notre intérêt est avant tout la démocratie », ainsi que les partenariats économiques, a-t-il déclaré.

Il a également déclaré que l’armée française réduirait son empreinte sur le continent dans les mois à venir, même si une source militaire et un analyste ont déclaré que les chefs de l’armée française pourraient être réticents à le faire.

Plus de 3 000 militaires français sont déployés au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Gabon et à Djibouti, selon les chiffres officiels.

3 000 autres se trouvent dans la région du Sahel, plus au nord, notamment au Niger et au Tchad.

Le président français Macron arrive au Gabon pour la première étape de sa tournée africaine



Distraction?

Au Gabon, Macron dînera mercredi avec le président Ali Bongo Ondimba et lui remettra 900 enregistrements de chansons, contes et autres folklores oraux réalisés dans le pays entre 1954 et 1970.

Jeudi, il participera au Sommet One Forest sur la préservation des forêts du monde entier, y compris le long du vaste bassin du fleuve Congo.

Couvrant 1,62 million de kilomètres carrés (plus de 625 000 milles carrés), les forêts d’Afrique centrale représentent le deuxième plus grand puits de carbone de la planète après l’Amazonie.

Ils abritent également une immense biodiversité, notamment des éléphants de forêt et des gorilles, et portent les traces de l’installation des premiers humains.

Mais ils sont confrontés à des menaces telles que le braconnage, la déforestation au profit des industries du palmier à huile et du caoutchouc, ainsi que l’exploitation forestière et minière illégale.

>> Les forêts tropicales, « poumon vert » de la Terre, au centre des négociations au Gabon

FRANCE 24

FRANCE 24 © 2023

Le militant écologiste gabonais Marc Ona Essangui a déclaré à l’AFP qu’il craignait que la visite de Macron ne nuise à l’objectif principal du sommet sur la forêt tropicale.

Les Gabonais considéreraient plutôt sa présence comme un élan politique pour Bongo dans la perspective des élections présidentielles qui auront lieu plus tard cette année, a-t-il déclaré.

« Ce que les gens enregistrent, c’est qu’Emmanuel Macron vienne soutenir son candidat », a-t-il déclaré.

Bongo, 64 ans, est président depuis qu’il a succédé à son père de longue date en 2009.

Macron a insisté sur le fait que l’Afrique était une priorité de son deuxième mandat et, en juillet, il s’est rendu au Cameroun, au Bénin et en Guinée-Bissau.

Après le Gabon, il se dirige vendredi vers l’ancienne colonie portugaise de l’Angola. Là, il devrait signer un accord visant à développer le secteur agricole dans le cadre d’un effort visant à renforcer les liens de la France avec les régions anglophones et lusophones de l’Afrique.

Pourparlers sur le Congo

Il s’arrêtera ensuite en République du Congo, autre ancienne colonie française, où le président Denis Sassou Nguesso a régné pendant près de quatre décennies, quoique à plusieurs reprises.

Enfin, il terminera son voyage samedi en République démocratique du Congo, gouvernée par la Belgique à l’époque coloniale.

Le président Félix Tshisekedi est à la tête de la RDC depuis janvier 2019, mais il sera réélu plus tard cette année et, là aussi, l’opposition a émis des réserves sur la visite du président français.

La RDC accuse son petit voisin, le Rwanda, de soutenir le groupe rebelle M23 dans l’est du pays, une accusation démentie par Kigali.

Des dizaines de jeunes manifestants congolais brandissant des drapeaux russes se sont rassemblés mercredi devant l’ambassade de France à Kinshasa, la capitale, pour dénoncer la visite de Macron.

Des rassemblements anti-français ont éclaté ces derniers mois dans les anciennes colonies du Mali et du Burkina Faso au Sahel.

Paris s’est brouillé avec les autorités militaires et a retiré ses troupes des deux pays après des années passées à les aider à combattre les djihadistes.

La France et ses alliés occidentaux accusent le groupe de mercenaires russes Wagner, tristement célèbre pour ses activités en Ukraine, d’être actif au Mali et en République centrafricaine, également autrefois gouvernées par la France.

Paris a également accusé la Russie de diffuser une propagande anti-française.

(AFP)

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