L’hôtellerie française « à genoux » en raison d’une pénurie de personnel, selon le PDG


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L’hôtellerie française est à genoux, a déclaré vendredi le patron du groupe hôtelier Accor, car elle ne peut pas se permettre d’augmenter les salaires et a du mal à recruter suffisamment de personnel pour gérer la reprise au fur et à mesure du retour des touristes.

Sébastien Bazin, chef de la sixième groupe hôtelier mondial, a déclaré à la radio française RMC qu’Accor manque actuellement d’au moins 2 000 employés en France alors que le marché du tourisme commence à se redresser et que les visiteurs étrangers reviennent, mais restent toujours bien en deçà des pré-pandémie niveaux.

Il a déclaré que de nombreux employés n’étaient pas revenus « parce qu’ils ont pensé à des choses pendant le verrouillage, parce qu’ils ont déménagé, changé de profession, n’étaient plus prêts à accepter le sacrifice des heures de travail ».

L’industrie hôtelière de nombreux pays s’est plainte de la difficulté à réembaucher du personnel et certains employeurs tentent d’attirer des travailleurs avec des salaires plus élevés.

Mais Bazin a dit que ce n’était qu’une partie du problème.

« Si je dois payer plus, cela sera-t-il suffisant ? Non. Suis-je capable de faire ça ? Non, c’est le problème.

Bazin a exhorté le gouvernement à réduire les charges sociales sur les nouvelles embauches pour aider le secteur à retrouver sa pleine activité.

« Toute l’industrie hôtelière est à genoux », a-t-il déclaré et doit pouvoir accueillir les touristes de retour pour survivre.

Bazin a également déclaré que l’industrie doit examiner comment elle peut changer pour rendre ses emplois plus attrayants, notamment en termes d’horaires de travail incommodes, notant qu’elle a du mal à recruter malgré des programmes de formation complets.

Accor regroupe des marques de luxe comme Raffles et Sofitel, aux hôtels haut de gamme Pullman et budget Ibis et F1. Elle emploie 260 000 personnes dans 110 pays dans 5 200 hôtels.

(AFP)

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