La politique est de retour alors que le nouveau Premier ministre britannique fait ses débuts à l’ONU


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Londres (AFP) – Quelques heures après avoir prononcé une lecture sombre lors des funérailles de la reine Elizabeth II lundi, la nouvelle Première ministre britannique Liz Truss s’est envolée pour faire ses débuts à l’Assemblée générale des Nations Unies.

À New York cette semaine, le successeur de Boris Johnson doit rencontrer le président américain Joe Biden et le président français Emmanuel Macron, deux dirigeants opposés à la ligne dure de Truss sur le Brexit et l’Irlande du Nord.

Truss a été nommé le 6 septembre, lors de l’un des derniers actes de cérémonie de la reine Elizabeth II en tant que chef de l’État. Elle est décédée deux jours plus tard, déclenchant 10 jours de deuil national au cours desquels la vie politique britannique a été suspendue.

Le répit sera de courte durée alors que Truss se lance dans une diplomatie impitoyable et que son gouvernement naissant s’attaque à une crise du coût de la vie provoquée par la guerre de la Russie en Ukraine qui fait du mal à des millions de personnes dans le pays.

Elle doit revenir à Londres jeudi, un jour avant que le ministre des Finances, Kwasi Kwarteng, ne prononce une déclaration budgétaire d’urgence après que le gouvernement a promis un plan coûteux pour plafonner les factures d’énergie en flèche.

Aux Nations unies, Mme Truss cherchera à « encourager de nouvelles actions internationales pour mettre fin à la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, en s’assurant que le monde ne se retrouve plus jamais dans cette position », a déclaré son porte-parole aux journalistes.

Elle s’appuiera également sur le soutien franc de Johnson à l’Ukraine, car « le monde entier souffre lorsqu’un régime comme celui (du président russe Vladimir) Poutine est autorisé à intimider et à faire chanter ses voisins », a déclaré le porte-parole.

Dans son discours d’ouverture à l’ONU mercredi, Truss devrait dire que le Royaume-Uni restera « un défenseur actif de nos valeurs démocratiques » contre les ennemis autoritaires.

Lien « incassable »

Truss devait rencontrer Biden à Londres dimanche, pour une réunion de courtoisie en marge des funérailles nationales de la reine. Cela a été reporté pour permettre des pourparlers bilatéraux complets à New York.

Alors que le président a rendu un hommage appuyé à Elizabeth II, son administration s’inquiète alors que son Premier ministre homonyme menace de déchirer les règles commerciales post-Brexit pour l’Irlande du Nord.

Truss a également ébouriffé les plumes d’outre-Manche lorsque, faisant campagne pour la direction du parti conservateur le mois dernier, elle a déclaré que « le jury est sorti » pour savoir si Macron était un « ami ou un ennemi » de la Grande-Bretagne.

Le président français, en revanche, est venu à Londres pour les funérailles d’État afin de souligner le lien « incassable » entre la France et la Grande-Bretagne, ont déclaré des assistants.

En plus de Macron, Truss doit rencontrer la chef de la commission européenne Ursula von der Leyen à New York, alors que Bruxelles poursuit une action en justice contre Londres pour ses projets de Brexit.

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Le programme du Premier ministre comprend des réunions avec les dirigeants du Japon, d’Israël, d’Espagne et de Turquie dans le cadre de son arc diplomatique, ayant déjà été en contact avec plusieurs homologues du Commonwealth avant les funérailles.

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