La Garde côtière canadienne retire le plus ancien navire en service après un récent radoub de 10 millions de dollars


Après 59 ans de loyaux services, le plus ancien navire de service de la Garde côtière canadienne, le NGCC Hudson, a été mis hors service à peine deux ans après un radoub de 10 millions de dollars.

En novembre 2021, une panne du moteur de propulsion tribord a mis le NGCC Hudson hors service. En raison de l’ampleur du problème et du temps et du coût de sa réparation, combinés aux coûts associés à une prochaine période de travaux de conformité réglementaire, il a été déterminé que le navire est au-delà de la réparation économique et que des investissements supplémentaires ne lui permettraient pas de revenir à un service fiable, selon les responsables de la garde côtière.

Le navire a quitté le chantier naval de St. John’s le 21 janvier pour son dernier voyage vers son port d’attache à Dartmouth après sa mise hors service.

Le chantier naval de St. John’s à Terre-Neuve a obtenu un contrat de prolongation de la durée de vie du navire de 10 millions de dollars pour le NGCC Hudson en 2019. Les travaux de radoub ont consisté à remplacer l’acier et à réparer diverses zones des ponts et des réservoirs du navire. Le réaménagement a été achevé en 2020.

Le NGCC Hudson était une plate-forme clé du programme de sciences océanographiques de Pêches et Océans Canada. Le navire de 90,4 mètres de long est entré en service en 1963. Il a effectué plusieurs voyages scientifiques importants, dont le premier tour du monde des Amériques en 1970.

Photo par : Garde côtière canadienne

Bien qu’aucune mission scientifique ne soit prévue pour le NGCC Hudson au cours des mois d’hiver, le remplacement permanent du navire, qui n’a pas encore été nommé navire océanographique et scientifique hauturier, ne devrait pas être livré avant 2025.

Le 29 mars 2021, Seaspan Shipyards a coupé de l’acier et a commencé la construction à plein régime du nouveau navire. Le navire de 88 mètres de long prendra en charge un large éventail de missions de levés océanographiques, halieutiques, géologiques et hydrographiques. Le navire, qui pourra accueillir jusqu’à 34 membres d’équipage et 26 scientifiques, effectuera également des opérations de recherche et de sauvetage et une intervention environnementale au besoin.

La Garde côtière canadienne travaille actuellement en étroite collaboration avec Pêches et Océans Canada pour évaluer les impacts à court et à long terme sur la programmation et élaborer un plan pour les missions scientifiques. Les discussions portent sur les parties du programme scientifique qui peuvent être complétées par d’autres navires de la Garde côtière canadienne, par des navires affrétés ou par l’utilisation d’autres technologies.

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