Hausse massive des prix des passeports en Afrique du Sud


Le ministère de l’Intérieur a publié de nouveaux frais pour les documents de voyage en Afrique du Sud, ce qui augmentera de 50 % le coût d’obtention d’un passeport standard.

Les passeports standard coûtent 400 rands depuis 2011, mais en vertu de la nouvelle réglementation, ce montant sera porté à 600 rands.

L’une des plus fortes augmentations concerne les plus grands livrets de passeport – connus sous le nom de maxi passeport de 48 pages – le coût de ce document a maintenant doublé, passant de R600 à R1 200.

Les certificats d’équipage, qui coûtaient auparavant 350 rands, ont également été augmentés de 71,4 % à 600 rands. Les passeports diplomatiques et les passeports officiels entraîneront désormais également des frais de 600 rands, ces derniers étant auparavant gratuits.

Comme pour les prix précédents, les frais exigibles pour le remplacement des passeports et documents perdus, volés ou endommagés entraîneront une prime de 100 % sur le prix – les citoyens devront donc payer le double pour remplacer ces documents.

Si les documents étaient perdus, volés ou endommagés sans faute du demandeur, la prime serait annulée et seuls les frais normaux s’appliqueraient, a indiqué le ministère.

Pour les Sud-Africains qui demandent des documents en dehors de la république, les frais comportent également une prime de 100 %, les passeports coûtant 1 200 rands et les documents maxi coûtant 2 400 rands dans les ambassades, consulats et missions d’Afrique du Sud.

Les certificats de voyage d’urgence restent inchangés à R140.

Les tarifs entrent en vigueur le 1er novembre 2022.

Le tableau ci-dessous présente les principaux changements :

Document Ancien prix Nouveau prix Changer
Passeport adulte standard (32 pages) R400 R600 50%
Maxi Passeport Adulte (48 pages) R600 R1 200 100%
Passeport enfant R400 R600 50%
Certificat de membre d’équipage R350 R600 71,4 %
Certificat de voyage d’urgence R140 R140 0%

Les passeports sud-africains et les processus d’obtention font actuellement l’objet d’une refonte de la sécurité après des incidents au cours desquels des responsables des affaires intérieures ont été arrêtés pour traitement frauduleux d’immigrants illégaux et des étrangers ont été surpris en train d’utiliser de faux documents à l’étranger.

En août, le ministre de l’Intérieur, Aaron Motsoaledi, a déclaré que son département annulerait certains « luxes » accordés aux Sud-Africains pour renforcer la sécurité des passeports.

Cela comprend la suppression de la possibilité pour quiconque de récupérer un passeport au nom d’un demandeur ou de faire expédier des passeports pour collecte dans d’autres parties du pays. Les autres modifications incluent :

  • Un passeport ne peut être retiré qu’au bureau où il a été demandé, alors qu’auparavant, vous pouviez le retirer dans n’importe quel bureau du pays.
  • Seule la personne qui a demandé ce passeport peut venir le retirer en l’activant grâce à une empreinte digitale.
  • Pour les enfants mineurs, leurs parents ou tuteurs qui les ont aidés à demander ce passeport seront les seuls autorisés à venir le récupérer et à l’activer avec leurs propres empreintes digitales.

Les mesures de sécurité supplémentaires en place comprennent :

  • Le directeur général du ministère de l’Intérieur a signé un protocole d’accord avec Interpol le 29 juillet 2022 sur le signalement des passeports perdus et volés.
  • L’Afrique du Sud est signataire de la Convention sur l’origine de l’aviation civile internationale (OACI) et est soumise à des audits réguliers, y compris sur la façon dont elle gère les passeports perdus et volés.
  • Le Ministère a également révisé ses procédures opérationnelles normalisées, ses manuels et ses politiques concernant les passeports perdus et volés, et ceux-ci sont en cours de mise en œuvre.

Le ministre a déclaré que ces mesures font partie de la première phase d’un processus en trois phases. Les deuxième et troisième phases doivent encore avoir lieu, la seconde n’étant annoncée publiquement qu’une fois que les technologies et les systèmes requis seront en place. Selon le ministre, la troisième phase restera secrète pour empêcher les fraudeurs de l’exploiter.


Lire : Les affaires intérieures clouent 500 faux passeports sud-africains

Laisser un commentaire