De vieux défis pèsent sur les nouveaux pourparlers de paix du sud de la Thaïlande – The Diplomat

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Battre l’ANASE | Politique | Asie du sud est

S’appuyer sur les récents succès de nouvelles négociations dépendra de la capacité des deux parties à surmonter des difficultés vieilles de plusieurs décennies.

Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement thaïlandais et les insurgés du sud du pays a accepté une pause dans la violence liée au mois de Ramadan dans le dernier développement de l’insurrection qui dure depuis des décennies dans le sud de la Thaïlande. Alors que la mesure de renforcement de la confiance a mis en lumière une lueur d’espoir au milieu des pourparlers de paix continus, il reste à voir si de telles mesures peuvent ou non surmonter le défi du maintien de la paix.

La montée d’une nouvelle vague de violence dans les provinces les plus méridionales de la Thaïlande à majorité malaise-musulmane depuis 2004 a fait plus de 7 000 morts dans ce qui est l’un des conflits en cours les plus meurtriers d’Asie. Pourtant, malgré de multiples séries de pourparlers entre le gouvernement et les insurgés – parfois avec la facilitation de la Malaisie voisine – les deux parties n’ont pas été en mesure de trouver une solution politique à ce qui continue d’être l’un des principaux défis de sécurité intérieure de la Thaïlande.

Cette année, les efforts ont été renouvelés pour les pourparlers de paix entre les deux parties, après la suspension des pourparlers en face à face. avec le déclenchement de la pandémie. Du 11 au 12 janvier, la Malaisie a négocié les premiers pourparlers de paix depuis la pandémie entre le gouvernement thaïlandais et Barisan Revolusi Nasional (BRN), le principal groupe insurrectionnel séparatiste. Après une deuxième série de pourparlers du 31 mars au 1er avril, les deux parties ont convenu à une pause de 40 jours dans la violence couvrant le mois de Ramadan et a entamé un processus d’alignement sur trois domaines clés : la réduction de la violence, la consultation publique et la solution politique.

Les gains supplémentaires dans le cadre du processus de paix, aussi fragiles et modestes soient-ils, ne doivent pas être entièrement ignorés. Bien que de telles pauses dans la violence se soient déjà produites et aient un bilan mitigé de succès, elles servent de mesures de confiance de base lorsque les niveaux de confiance entre les deux parties sont assez faibles. La dernière version comprenait une disposition sans précédent permettant aux rebelles non armés de rendre visite à leurs familles pendant le Ramadan et des efforts d’accompagnement pour réduire les tensions. De même, s’aligner sur des domaines clés peut au moins commencer à identifier puis à combler les divisions qui subsistent entre les deux parties, même si, comme le courtier de paix malaisien Abdul Rahim Noor a ditcelui-ci n’en est qu’au début de la formation de groupes de travail conjoints pour étoffer ces sujets.

Pourtant, dans le même temps, la pause dans la violence ne doit pas détourner l’attention du défi central de forger une paix durable dans le sud de la Thaïlande, qui est enraciné dans les différences politiques qui subsistent entre les deux parties et au sein de leurs camps. Attaques épisodiques qui ont eu lieu depuis janvier continuent de soulever des inquiétudes concernant les divisions au sein du BRN et avec d’autres groupes, tels que PULO, qui sont exclus des pourparlers et pourraient servir de spoilers plus tard.

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Plus largement, il y a aussi préoccupations persistantes savoir si les deux parties seront en mesure de parvenir à une sorte de terrain d’entente entre l’indépendance recherchée par les insurgés dans le sud et la ligne dure de l’État thaïlandais sur la préservation de son pouvoir. Tout compromis avec les séparatistes du sud a été considéré comme ayant des effets sur la gouvernance du pays au sens large. Une certaine version de la décentralisation ou de la décentralisation a longtemps été présentée comme une solution potentielle, mais l’élaboration d’un compromis mutuellement acceptable qui permet aux deux parties de prétendre qu’elles opèrent en position de force est une difficulté qui a entravé de nombreux processus de paix antérieurs.

Certes, ces défis ne doivent pas empêcher toutes les parties de continuer à poursuivre le dialogue, ce qui offre une mince chance de donner au moins un nouveau souffle aux efforts de gestion de l’insurrection. En effet, même certains du côté du gouvernement thaïlandais ont concédé qu’ils voyaient des promesses dans ce dernier cycle de pourparlers, notant la présence directe d’un membre central de l’aile combattante du BRN aux pourparlers. La nouvelle initiative de paix du Ramadan pourrait fonctionner comme une période d’essai pour évaluer comment l’apaisement des tensions se déroulera. Néanmoins, compte tenu des innombrables séries d’espoirs précédemment déçus, un examen minutieux doit être placé non seulement sur les développements individuels, mais aussi sur la gestion des problèmes structurels qui ont frustré les efforts de paix dans le passé.

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