De Croo en voyage au Maroc : la Sûreté de l’État disposera d’un officier de liaison à Rabat (photos)

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La Sûreté de l’État belge disposera, d’ici l’été, d’un officier de liaison à Rabat. Le Maroc est le deuxième pays, après les États-Unis, où le service de renseignement belge prendra pied.

L’officier de liaison de la Sûreté de l’État pourra recevoir directement des informations des services de sécurité marocains sur les dossiers concernant la Belgique. Cette coopération existe déjà en principe, mais avec une personne sur le terrain, elle sera beaucoup plus directe.

Ce n’est pas un hasard si Rabat sera, après Washington, le deuxième endroit où les services de renseignement belges vont s’établir. La communauté marocaine constitue la plus grande diaspora non européenne dans notre pays, d’où l’importance de bonnes relations avec le Maroc. Se pose également la question des personnes en séjour illégal dans un contexte de criminalité liée à la drogue et de surpopulation carcérale. Environ 700 Marocains en situation irrégulière se trouvent actuellement dans des prisons belges.

Pour que ces ressortissants marocains puissent être renvoyés dans leur pays d’origine, le Maroc doit être prêt à coopérer. Ce qui a relativement bien fonctionné jusqu’en 2016, mais après les attentats de Bruxelles et le raffut autour du pacte de Marrakech, les relations se sont détériorées et la machine s’est enrayée. Depuis novembre, des progrès ont à nouveau été enregistrés, grâce notamment au travail réalisé par le Premier ministre Alexander De Croo et le ministre de la Justice Paul Van Tigchelt. Ainsi, au cours des premiers mois de l’année, 40 condamnés marocains ont été renvoyés au Maroc, alors que sur l’ensemble de l’année 2023, il n’y en a eu que 26.

C’est dans ce contexte qu’une importante délégation gouvernementale belge, comprenant notamment Alexander De Croo et Paul Van Tigchelt mais aussi Annelies Verlinden, Nicole de Moor et Hadja Lahbib, s’est rendue au Maroc dimanche après-midi.

Le Premier ministre espère que cette visite permettra de consolider les relations qui ont été renouées. Et s’il est encore trop tôt pour des engagements fermes, sur un nombre minimum de réadmissions par an prendre par exemple, des bases devraient être jetées pour le prochain gouvernement, estime-t-il.


La secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Nicole de Moor, a reçu un « engagement fort » du gouvernement marocain en vue de renforcer la coopération pour rapatrier les citoyens marocains en séjour illégal en Belgique, à-elle indiquée lundi à l’issue d’une réunion dans la capitale, Rabat.

Une délégation fournie du gouvernement fédéral mène une mission dans le royaume chérifien. La lutte contre l’immigration illégale et la politique de retour font partie des dossiers prioritaires que la Belgique veut frontière avec les autorités marocaines. La coopération de Rabat est indispensable pour identifier les ressortissants marocains et les renvoyer dans leur pays.

La crise politique autour du Pacte de l’ONU sur les migrations -connue sous le nom de Pacte de Marrakech- et la crise sanitaire ont pesé sur la coopération belgo-marocaine. Depuis l’automne dernier, la situation s’est améliorée, avec une quarantaine de retours, mais elle est loin d’être optimale.

Selon Mme de Moor, le gouvernement marocain s’est engagé lundi à ce que toute personne identifiée comme étant de nationalité marocaine et se trouvant sans document de séjour en Belgique soit reprise dans son pays d’origine. Aucun chiffre concret n’a été convenu, mais le secrétaire d’État a assuré qu’il s’agissait d’un « engagement très clair » et d’une « garantie forte » de meilleure coopération dans le futur.

Le respect de cet engagement doit permettre de simplifier et d’accélérer les procédures de retour, même si l’identification des personnes demeure une tâche complexe : bien souvent, ces personnes ne disposent pas de papiers d’identité. Une loi autorise toutefois depuis le début du mois cinq agents de l’Office des étrangers, qui ont reçu la qualité d’officier de police judiciaire, à rechercher dans les smartphones des éléments d’identification, comme des photos de passeport, dès qu’ils C’est une question de faits criminels.

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